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Tatoueur depuis 2022 chez L’AKAHIGE

Tatoueur depuis 2021 et résident chez L’Akahige, je suis présent tous les lundis, vendredis et samedis, pour le reste de la semaine c’est sur demande et rdv. J’aime créer, imaginer et dessiner mes projets sur un style Dark et Blackwork.

Je suis très à l’écoute pour de nouveaux projets plus sombre et noir que jamais.

 Actuellement en développement chez L’Akahige, n’hésitez pas à me soumettre vos idées car je reste assez polyvalent dans mon travail.

Kevin alias Le Vilain Boucher

Mes réalisations

Histoire du tatouage par Ethnie

Tradition Japonaise

Irezumi (入れ墨, 刺青 ou タトゥー) désigne une forme particulière de tatouage traditionnel au Japon, qui couvre de larges parties du corps, voire son intégralité. Il peut s’étendre du cou jusqu’au bas des fesses, sur la poitrine et sur une partie des avant-bras.

Le mot peut s’écrire de diverses manières qui ont toutes une connotation légèrement différente. Irezumi s’écrit le plus souvent avec les caractères chinois 入れ墨 ou 入墨, littéralement « insertion d’encre ». Les caractères 紋身 (qui se prononcent aussi bunshin) suggèrent « décorer le corps ». 剳青 a une signification plus ésotérique, s’écrivant avec les caractères qui signifient « rester » ou « perdurer » et « bleu » ou « vert », et font probablement référence à la principale nuance d’encre sous la peau. , signifiant tatouer, est rarement utilisé et les caractères 刺青 combinent les sens de « percer », « blesser » ou « piquer » et « bleu » ou « vert » se rapportant à la méthode traditionnelle japonaise de tatouage à la main.

Le tatouage traditionnel japonais était utilisé par les premiers habitants du Japon : les Aïnous.

Les premiers témoignages humains sur l’utilisation du tatouage au Japon datent du IIIe et du IVe siècle, et proviennent d’observateurs chinois. En effet, ce sont les Chinois les premiers à parler de la pratique du tatouage dans la terre du Soleil levant. Au IIIe siècle, l’histoire du royaume des Wei mentionne le visage et le corps tatoués de certains Japonais, mais les textes japonais ne citent la pratique qu’au VIIe siècle.

Il semblerait que le peuple aïnou, les premiers habitants du Japon, utilisaient le tatouage dans un but décoratif et social, durant la période Jōmon (de 10000 à 300 av. J.-C.). Les hommes comme les femmes étaient tatoués :

  • les hommes étaient tatoués pour désigner leur appartenance à un clan ou un métier particulier (notamment les marins), et le tatouage était alors censé protéger des esprits ;
  • les femmes étaient marquées par un tatouage recouvrant les bords de la bouche et remontant légèrement sur les joues chez les femmes mariées. Cette dernière tradition a perduré jusqu’à très récemment, malgré son interdiction dès 1871.

A l’ère Edo, le tatouage connaît un fort développement et une certaine codification apparaît. Ainsi, l’on distingue le tatouage d’honneur qui flatte les héros du tatouage de prisonnier destiné aux bandits. Toutefois, le tatouage japonais continue d‘essuyer une mauvaise réputation. En effet, le nombre de criminels est en forte augmentation dans les grandes villes. Ces derniers camouflent leurs marques indélébiles de prisonniers sous de nouveaux motifs plus étendus. De même, les prostituées et les geishas de bas rang se font tatouer le corps dans un but esthétique, ce qui a pour effet d’accentuer la connotation négative de cet art japonais.

Beaucoup d’illustrations et de tableaux représentent le guerrier tatoué de la base du cou jusqu’au genou. Pour les japonais se faire tatouer un irezumi était symbole de force et de courage car pour eux il s’agissait d’un rite de passage pour prouver sa résistance à la douleur.

Plus tard, il est utilisé pour identifier les criminels avant de devenir la marque de fabrique des yakusa. Bien que cet art soit un sujet sensible sur l’archipel, les tatoueurs japonais sont particulièrement réputés pour leur talent dans le monde entier.

Si le tatouage connaît un regain de popularité à l’après-guerre et pendant les années 70-80, il reste une pratique courante au sein de la mafia japonaise. Une tradition reprise à leurs pères, les bakutos, qui se marquaient les bras de cercles pour symboliser chaque crime commis. Une manière d’imposer la crainte autour de soi.

Au 19e siècle, les yakuza s’emparent définitivement du tatouage comme signe distinctif du crime organisé. Les motifs encrés servaient de rites d’initiation pour prouver l’engagement des membres et l’appartenance à un clan. Les yakuza voyaient dans cette pratique artistique, un moyen d’exprimer leur courage et leurs valeurs tout en se marginalisant de la société.

Les tatouages des yakuza, sont connus comme étant les Irezumi, comme vu ci-dessus, ces tatouages recouvraient une large surface du corps voire son intégralité : le dos, le torse les bras, les fesses et les jambes.

Signification symboles

Parmi les motifs les plus populaires du yakuza, on peut citer :

  •  le dragon ou le lion, symboles de protection face au danger
  •  le tigre qui exprime la force et la longévité
  •  la carpe koï, symbole de chance et de persévérance
  •  le phœnix qui désigne la gloire et l’immortalité
  •  le serpent évocateur de puissance et de santé
  •  le samouraï qui représente l’honneur et la loyauté
  •  la fleur de cerisier qui évoque la fragilité de la vie éphémère
  •  la tête de mort, les démons, la pivoine, le lotus et autres illustrations issues des légendes asiatiques.
Source : univers du japon/ wikipedia

Tradition Vikings

Les tatouages vikings étaient destinés à bien plus qu’un simple attrait esthétique. On leur attribuait souvent des pouvoirs magiques qui pouvaient, par exemple, vous aider à obtenir plus de richesse, de succès à la guerre ou une prospérité générale.

D’après certains textes retrouvés, les vikings portaient une grande importance aux tatouages. Leur runes et leurs futhark avaient déjà des significations de protections. Ils en mettaient sur leurs boucliers, leurs armes, leurs maisons. Pourquoi pas sur leurs corps? Rien de tel que de l’avoir sur soi pour être mieux protégé. Malheureusement, nous n’avons jamais retrouvé de corps momifiés ou gelés pour nous prouver cette déduction.

Ahmad ibn Fadlan, un célèbre voyageur arabe du 10e siècle après J.-C. a écrit sur de nombreux peuples avec lesquels il est entré en contact, mais dans l’un de ses carnets de voyage, Ibn Fadlan décrit les Rus, qui sont communément appelés Vikings. Si ce célèbre scribe islamique n’avait pas grand-chose à dire sur la bonne odeur corporelle et l’hygiène des Vikings, il n’avait que des mots d’admiration pour le reste du mode de vie des Vikings.

Les Rūs sont présentés comme des commerçants tenant négoce sur les rives proches du camp bulgare. Ils sont décrits comme tatoués du cou jusqu’aux pieds avec des motifs d’arbre et d’autres figures. Ceux la sont décris par l’écrivain comme étant de bleus ou de verts. Ce qui laisse supposé qu’ils étaient réalisés avec de la cendre de bois.

Signification symboles

Yggdrasil : symbole de l’arbre de vie sacré nordique, est mentionné pour la première fois dans l’Edda poétique de Snorri Sturluson au 13e siècle. Sturluson décrit Yggdrasil comme un frêne géant, placé au milieu du cosmos, dont les branches pouvaient toucher le ciel, et dont les racines étaient profondément ancrées dans la Terre. Le symbole d’Yggdrasil représentait le cycle de la vie. Ses neuf racines représentaient les neuf royaumes de l’existence.

Valknut :  symbole constitué de trois triangles imbriqués qui représentent probablement aussi le cœur de Hrungnir, un brave géant de pierre. On l’appelle également le triple nœud des guerriers tués qui sont prêts à être accueillis par Odin.

Vegvisir : symbole très présent dans la culture viking. Il représente la boussole nordique, symbole d’orientation utilisé par les marins et les voyageurs pour ne pas se perdre. Odin, plus puissant des dieux nordiques, ne s’est jamais perdu et il arborait un vegvisir sur son bouclier. Celui-ci était lui même un voyageur qui cherchait à connaître le monde entier pour la prospérité de son peuple.

Sleipnir : symbole plus connu comme étant l’étalon d’Odin, est considéré comme la plus rapide de toutes les créatures sur Terre. Il peut se déplacer dans les airs et au dessus des mers, permettant à Odin de traverser le pont Bifröst pour rejoindre Yggdrasil et le conseil des Dieux.  Selon les textes d’Edda en prose, le dieu Loki aurait séduit l’étalon Svaðilfari qui aurait donné naissance à Sleipnir. Ce cheval à huit pattes est représentatif du soutien. Il représente les jambes et la force dont vous avez besoin pour tenir le coup.

Mjölnir : symbole du célèbre marteau de Thor, fils d’Odin. Selon la mythologie nordique, il n’existait pas d’arme plus puissante que Mjölnir. Il pouvait provoquer des catastrophes naturelles en quelques secondes, tempête, inondations, tremblements de Terre et même déclencher des guerres.

Source : Odin-hall/ wikipedia

Exemple de plusieurs boucliers :

Une symbolique très présente pour les Vikings

Tradition Celtique

Les tatouages irlandais et celtiques sont un hommage artistique au remarquable patrimoine culturel de l’Irlande et de la civilisation celtique ancienne. Ils servent de témoignage visuel aux traditions, légendes, animaux, et symboles associés aux Irlandais et aux Celtes, capturant l’essence de leurs racines ancestrales.

L’une de leurs grandes traditions était justement le tatouage, qu’ils considéraient comme un moyen d’expression artistique, mais aussi de protection et d’appartenance à un groupe social. Les guerriers se faisaient souvent tatouer avant d’aller au combat, pour montrer leur bravoure et éloigner les mauvais esprits.

Côté technique, les Celtes utilisaient des aiguilles faites d’os ou de bronze pour graver les motifs dans la peau. Ils se servaient ensuite de charbon et de suie pour remplir les incisions et créer des tatouages durables. Bien sûr, cette méthode était assez douloureuse, mais elle permettait d’obtenir des résultats très esthétiques et précis, qui ont traversé les siècles.

Signification symboles

Le Triskèle

D’après l’archéologue et historien, spécialiste des Celtes, Venceslas Kruta, la nature solaire du triskèle étant « généralement reconnue », il est probable qu’il représente dans l’iconographie celtique les trois points du mouvement d’horizon du soleil : le lever, le zénith et le coucher

Les entrelacs

L’un des motifs les plus connus et les plus répandus dans le tatouage celtique, ce sont les entrelacs. Il s’agit de dessins géométriques composés de lignes entremêlées, qui forment des nœuds sans début ni fin. Les Celtes voyaient dans ces motifs un symbole de l’éternité, de la continuité et de l’interconnexion entre toutes choses.

Les animaux celtiques

Les Celtes avaient également un grand respect pour la nature et les animaux, qu’ils considéraient comme des êtres sacrés et dotés de pouvoirs surnaturels. Ainsi, ils se faisaient souvent tatouer des représentations d’animaux tels que le cerf, le loup, le corbeau ou encore le serpent, pour symboliser la force, la sagesse, la liberté ou la transformation.

Les symboles religieux

Comme je vous le disais au début de cet article, les Celtes avaient leurs propres croyances et légendes. Parmi celles-ci, on retrouve des dieux comme Cernunnos, le dieu cornu de la fertilité, ou encore Brigid, la déesse du feu sacré. Ces divinités sont souvent représentées sous forme de tatouages, pour exprimer sa foi et invoquer leur protection.

La Croix celtique (irlandaise)

Un mélange de symbolisme antique et chrétien, la Croix celtique est bien plus qu’une icône religieuse. Sa conception complexe, potentiellement antérieure au christianisme, pourrait représenter les points cardinaux ou les éléments de la terre, du feu, de l’air et de l’eau. Ce symbole, riche en histoire irlandaise, fait un tatouage profondément significatif.

La Harpe irlandaise

Au-delà d’être un emblème sur la bouteille de Guinness, la harpe irlandaise symbolise la fierté nationale. Ses racines dans la culture celtique et son statut en tant que symbole de résistance contre la domination britannique lui confèrent une puissante signification historique.

Le Trèfle

Reconnu mondialement, le trèfle porte plusieurs significations. Pour certains, c’est un symbole chrétien ; pour d’autres, un clin d’œil à la tradition celte. Ses trois feuilles en forme de cœur en font un choix populaire pour ceux qui veulent afficher leur fierté irlandaise.

Le Nœud celtique

Incorporant le respect celtique pour le nombre trois, le Nœud celtique, avec ses boucles infinies, suggère la vie éternelle. Son ambiguïté dans la signification religieuse en fait un choix polyvalent pour un tatouage.

Le Claddagh

Représentant l’amitié, l’amour et la loyauté, le Claddagh a une histoire romantique d’un homme créant une bague pour son véritable amour après avoir échappé à l’esclavage. C’est un symbole qui résonne avec ceux qui valorisent ces liens humains profonds.

Source : Black hat tattoo/ ttu/ wikipedia

Tradition Egyptienne

Les tatouages dans l’Égypte ancienne pourraient remonter à la période pré-dynastique (c. 6000 – c. 3150 av. JC), d’après des preuves suggérant que les prêtresses de la déesse Hathor se seraient fait marquer de la sorte à cette époque.

Dans l’Egypte antique, seuls les femmes étaient tatouées. Contrairement à d’autres cultures qui utilisaient les tatouages en signe de supériorité et de hiérarchie, en Egypte c’était comme un symbole de la classe inférieure. C’était les danseuses et les prostitués qui étaient marquées pour qu’on puisse les distinguer des femmes de pharaons.

Joann Fletcher, chercheuse au département d’archéologie de l’université de York, explique la confusion provoquée par l’évaluation de ces premières interprétations après l’examination des momies féminines ou la statuaire féminine.

Au fur et à mesure que l’on a découvert des preuves de l’existence de femmes tatouées qui étaient manifestement des prêtresses et des membres de la cour, l’interprétation des femmes tatouées de « basse classe » a été quelque peu révisée pour inclure le concept de tatouages cultuels identifiant une femme au culte d’Hathor. Cependant, cette interprétation comportait toujours une idée d’érotisme et de sexualité, qu’une sensibilité actuelle ne semble pas pouvoir inclure dans la définition de prêtresse.

La preuve la plus concluante des tatouages égyptiens trouvée jusqu’à présent date la pratique du Moyen Empire. L’expert Carolyn Graves-Brown écrit qu' »en 1891, deux anciennes momies féminines égyptiennes furent découvertes à Deir el-Bahari, au Moyen Empire; elles portaient des tatouages de points et de tirets disposés géométriquement » (113). Elle poursuit en notant que les tatouages de ces femmes étaient les mêmes que ceux trouvés sur les poupées de fertilité du Moyen Empire et que, par la suite, d’autres momies féminines furent découvertes avec des marques similaires.

Les corps momifiés de deux femmes, retrouvés sur le site de Deir el-Médineh, sur les rives du Nil, ont livré de précieuses informations, comme le rapporte ScienceAlert le 14 novembre 2022.

L’une des momies a été retrouvée il y a près d’un siècle, mais ce n’est que récemment que des experts ont remarqué une sorte de décoloration noire dans le bas du dos, évoquant un tatouage. Les tatouages retrouvés sur cette momie évoquent des diamants, ces dessins sont semblables aux motifs remarqués sur le plafond des tombeaux.

Sur la seconde momie, un tatouage a également été repéré grâce à la photographie infrarouge. Plus question de diamants, mais d’un motif symétrique, qui pourrait représenter un site naturel, et plus particulièrement les rives du Nil tout proche, selon les experts. La présence de ces tatouages dans le bas du dos les laisse penser que la fonction de ces derniers pourrait être liée à la reproduction. De fait, les rives du Nil pourraient être un endroit où les femmes se rendaient pendant leur grossesse. Ainsi, les tatouages auraient pu être pratiqués en tant que moyens de protection. L’une des momies porte également un tatouage évoquant Bès, divinité égyptienne protectrice des femmes enceintes.

Source : worldhistory / geo / wikipedia

Quelques symboles de l’Egypte ancienne que l’on retrouve dans les tatouages actuels :