Prestations |
Tarifs |
|---|---|
| Coupe de cheveux | 25 euros |
| Coupe tondeuse | 20 euros |
| Coupe garçon manquée | 30 euros |
| Tondeuse unique (5min) | 10 euros |
| Coupe p’tit gars | 17 euros |
| Coupe Ado | 22 euros |
| Décoloration totale | 35 euros |
| Patine | 25 euros |
| Coloration et mèches | De 20 à 50 euros |
| Permanente et lissage | De 35 à 75 euros |
| Supplément Soin avec massage (5min) | 10 euros |
| Supplément lame | 5 euros |
| Supplément dessin | Sur devis |
Aude
Coiffeuse depuis 2008, elle a acquis l ‘expérience des techniques de colorations mais aussi du visagisme et saura vous conseiller au mieux sur les différentes coupes et colorations qui vous iront à vous messieurs.
Instagram : fujin_hige



Histoire de la Coiffure
La coiffure en généralité
La coiffure dans le temps
Comme pour l’esthétique ou le barbier, les coiffures évoluent avec le temps et les différents ethnies. Retrouvez la chronologie ci-dessous.
Les grandes inventions
Les perruques
Les perruques ont été mises à la mode en 1620 par Louis XIII. Sur une peau très fine du nom de canepin des mèches de cheveux étaient piquées à l’aiguille . Née à Versailles cette mode s’est étendue à toute l’Europe. Les perruques étaient alors réalisées en crin de cheval.
Cette période fut sans conteste l’âge d’or des perruques : quiconque voulait passer pour un gentilhomme, qu’il fût aristocrate, magistrat, militaire, prêtre ou marchand devait inclure cet accessoire dans sa tenue de cérémonie. Les perruquiers jouissaient alors d’un prestige considérable. Leur corporation fut créé en France en 1665 et cette profession était considérée comme un métier à haute qualification au service de la beauté. Les perruques étaient alors extrêmement compliquées, imposantes et poudrées pour être blanches. Les plus beaux modèles étaient déjà fabriqués avec de véritables cheveux humains, le crin de cheval étant une alternative moins chère.
A cette époque, les femmes vendaient leurs cheveux aux perruquiers. Il s’agissait de cheveux morts, des cheveux qui tombent naturellement, ce qui fait que le bulbe à la racine de chaque cheveu y était toujours. Les perruquiers les rangeaient dans un sac en attendant de devoir les utiliser .
Le souci est que ces cheveux étaient dans tous les sens, les racines mélangées aux pointes et nous savons tous qu’il est important d’avoir toutes les mèches de cheveux orientées dans le même sens.
Les cheveux ont besoin d’être dans la même direction car si ce n’est pas le cas en se frottant les uns contre les autres, ils s’emmêlent et s’abiment. Il est très important d’avoir tous les cheveux alignés dans la même direction pour avoir des extension ou perruques de qualité. C’était un vrai travail d’orfèvre pour les perruquiers, remette les cheveux dans le bon sens et leur redonner leur direction originel, c’est ça le cheveux remy un cheveu qui est remit dans son sens.
Remy vient du verbe remettre, le fait de remettre les cheveux à l’endroit. On remet le cheveux dans le bon sens, et à force les anglophones on transformés le mot remet (qui se dit phonétiquement en anglais Remi).
Les cheveux sont reçus directement coupés sous forme de queue de cheval ou bulk. On ne peut plus parler de remy hair.
Alors pourquoi a t’on continué à utilisé le terme Remy?
Pendant un temps les meilleurs cheveux venaient d’Italie, avoir du cheveu provenant de Milan était un gage de qualité et encore plus avec le terme remy à coté, les femmes ne savaient pas ce que ça voulait dire mais le produit venait d’Italie.
L’appellation remy a été dévaluée par des revendeurs qui brandissaient le terme remy pour tout type de cheveux, des personnes qui en connaissent plus en marketing qu’en cheveux. Maintenant remy ne veut plus rien dire. Il doit exister des perruquiers attachés à la tradition qui travaillent encore avec ce type de technique et vendre des perruques à prix d’or mais dommage le terme a perdu sa valeur d’autrefois.
Les boutiques « Remy hair » sont encore trouvables en France à notre époque. Il y en avait une à Claye-Souilly qui a déménagée sur Paris car la clientèle y est plus attrayante.
Le Shampoing
Si on ignore qui a inventé le shampoing, nous savons précisément qui l’a introduit en Europe. Il s’agit d’un ancien soldat de l’armée du Bengale du nom de Sake Dean Mahomed. L’homme est arrivé avec sa femme anglo-irlandaise à Brighton en septembre 1814, comme le raconte Julie Marquet dans le Magasin du Monde. Conçu à l’origine comme un traitement médical, le shampoing consiste en un massage des muscles et du crâne – Champo en hindi – à l’aide d’une lotion. Sake Dean Mahomed fonde à Brighton sa première maison de bains qui rencontre très vite un immense succès auprès des élites britanniques qui viennent dans cette ville du sud de l’Angleterre effectuer des cures thermales. La renommée de Sake Dean Mahomed est telle qu’à partir de 1822, les rois George IV puis William IV le nomment leur « shampouineur officiel ».
Pourtant, si c’est un Indien qui popularise le shampoing en Europe, le lavage des cheveux existe déjà ailleurs dans le monde, et depuis longtemps. En Chine, ces massages sont associés aux arts martiaux. Au Maghreb et en Égypte, les populations utilisent depuis de nombreux siècles les plantes comme la saponaire pour se nettoyer les cheveux.
Au contraire, en Europe, on ne se lave pas du tout la tête : on se contente de peigner, voire d’enduire ses cheveux de poudre ou d’amidon. Car on considère que le contact de l’eau peut causer des maux de tête ou de dents.
Il faut attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que le massage et le nettoyage du cuir chevelu deviennent enfin populaires sur le Vieux continent. Le terme shampoo entre dans les dictionnaires anglais vers 1860 puis le Littré intègre le mot dans la langue française en 1877. La pratique se diffuse alors largement grâce aux salons de beauté et de coiffure ainsi qu’aux nouveaux systèmes d’adduction d’eau dans les villes.
Son succès s’explique aussi par l’émergence d’une préoccupation inédite pour l’hygiène corporelle. La propreté devient progressivement une nécessité médicale. Se nettoyer avec du savon et du shampoing – à base d’œuf, de jus de citron et d’extraits de plantes – devient la condition d’une bonne santé. En quelques années, l’hygiène devient un symbole de la modernité occidentale qu’il faut désormais exporter dans les colonies européennes, des pays qui paradoxalement connaissent depuis longtemps la pratique des ablutions.
Au début du XXe siècle, sous l’impulsion des chimistes, le shampoing devient un produit industriel en Europe et en Amérique du Nord. L’Allemand Hans Schwarzkopf invente en 1903 un shampoing soluble, la consommation explose. A tel point que les grandes firmes investissent massivement dans la publicité, dans les journaux, magazines, puis à la radio et à la télévision. Ces publicités de shampoing promeuvent à grande échelle une nouvelle culture de la beauté qui se fonde sur l’image canonique d’une femme blanche aux cheveux lisses et soyeux.
Parallèlement, les techniques de fabrication du shampoing se transforment. À partir des années 1940, de nombreux shampoings intègrent de l’huile de noix de coco provenant des colonies. Puis, à partir des années 1950, les industriels commencent à produire des shampoings composés exclusivement de molécules de synthèse. Ils se répandent dès les années 1960 dans les pays en voie de développement. C’est le cas en Inde, où ils sont utilisés par les élites qui adoptent ce qu’elles considèrent comme un produit occidental. Il faut attendre les années 1990 pour que le shampoing commence à se diffuser au sein des classes populaires, avec la commercialisation pour quelques roupies de petites doses à usage unique.
A partir des années 1960, d’autres produits apparaissent. Inspirés par le Black Power Movement, certains sont créés pour le soin des cheveux crépus ou frisés. Au cours des années 1970, les grandes marques commencent à proposer des shampoings dits naturels qui privilégient le miel, les extraits de plantes et les huiles naturelles.
La coloration
La coloration de cheveux voit le jour dans l’antiquité, pas moins de 4000 ans avant Jésus-Christ ! Ramsès 2 en est un fervent adepte : il souhaite camoufler ses cheveux blancs afin de paraître éternellement jeune. Pour réaliser ses colorations, le peuple égyptien utilise du henné mélangé à du sang de boeuf séché. Grâce à cette recette insolite et 100% naturelle, ils obtiennent des couleurs rouges ou noires.
Au moyen-âge, le blond et le roux sont très en vogue. Puis la renaissance érige le blond vénitien comme LA couleur à adopter. La raison ? Les reflets orangés (et naturels !) de la chevelure de la Reine Elisabeth I… Oui, à l’époque, on ne peut pas trouver mieux comme faiseuse de tendances ! Les femmes se teignent en masse en blond vénitien, en recouvrant leurs cheveux de miel d’alun et de souffre, puis en les exposant au soleil.
Pendant la Renaissance, les femmes poudraient leurs cheveux avec des substances mauves à base de poudre de violettes pour les brunes ou des substances jaunes à base de poudre d’iris pour les blondes. On pouvait aussi poudrer ses cheveux grâce à de la mousse de chêne. C’est sous la Renaissance que la technique de coloration progresse et que l’on commence à utiliser du henné naturel, de la camomille, de l’indigo, etc.
Au XIXe siècle, en 1863, Hofmann découvre la phénylène diamine qui sera utilisée pour colorer la kératine en 1883. A base de dérivés organiques et de sels minéraux, la paraphénylène diamine fait son apparition, mais en 1951 elle sera interdite et remplacée par de nombreux dérivés (diaminophénols, para-aminophénols…). En 1818, la découverte de l’eau oxygénée par Jacques Thénard a permis l’amélioration de la technique de décoloration par Thiellay (1860) et Hugot (1865). Depuis, les colorations liquides d’oxydation, les crèmes colorantes, les colorations sans oxydant, les gels colorants, les émulsions gels, les colorations directes, les colorations ton sur ton sont apparus.
L’année 1909 marque un grand tournant : le chimiste Eugène Schueller créé la première coloration permanente. Dans les années 20, les colorations chimiques se démocratisent et leur succès grandit de décennie en décennie. Aujourd’hui, on se colore les cheveux comme on change de coupe… C’est-à-dire très souvent ! Sans oublier le choix innombrable de techniques et de couleurs disponibles sur le marché, alors que le futur nous réserve encore de grandes avancées.
Le fer à friser
Les femmes frisent leurs cheveux depuis des siècles. Les Grecs de l’Antiquité, par exemple, avaient l’habitude de boucler leurs cheveux à l’aide de fers chauffés. Plus tard, au 18ème siècle, les femmes utilisaient des bandes de tissu, de papier ou de ruban pour créer des boucles. Ils enroulaient leurs cheveux autour du tissu et les laissaient pendant la nuit pour obtenir le look souhaité.
Au XIXe siècle, les pinces à friser ou les fers sont à la mode. Ces pinces étaient chauffées sur une flamme nue et utilisées pour boucler les cheveux manuellement. Ils prenaient non seulement du temps, mais aussi dangereux car les pinces chauffées pouvaient facilement brûler les cheveux ou le cuir chevelu.
Au 20ème siècle, les fers à friser électriques ont été inventés, ce qui permet aux femmes de boucler leurs cheveux beaucoup plus facilement. Ces fers avaient un élément chauffant à l’intérieur, et la température pouvait être régulée en fonction du type de cheveux. À mesure que la technologie progressait, divers types de bigoudis ont été développés pour répondre à différents types et longueurs de cheveux.
En 1872, le français Marcel Grateau créa les prémices de la permanente en brevetant le premier fer à friser qui une fois chaud permettait de créer des boucles ou des ondulations sur les cheveux longs.
La permanente
Qui l’a inventé ? Le coiffeur allemand Karl Ludwig Nessler, plus connu sous le nom de Charles Nestlè instaure en 1906 la permanente, ce qui constitue la première grande révolution dans le monde de la coiffure.
Le 8 octobre 1906, dans un salon de coiffure londonien, les curieux se pressent. Une jeune femme subit un étrange traitement. Ses cheveux sont trempés dans une solution contenant notamment de l’urine de vache, puis insérés dans des tubes de métal connectés à une machine électrique qui chauffe les mèches à 100 °C. Cette méthode pour onduler les cheveux est une trouvaille de l’Allemand Karl Nessler. Ce coiffeur exilé à Londres s’est inspiré de l’idée d’un Français, Marcel Grateau, inventeur en 1872 d’un fer à friser qu’on chauffe à l’alcool ou au gaz.
Une pratique à risque
Plus de trente ans après, Karl Nessler y ajoute le traitement chimique qui prolonge l’effet. Mais le procédé nécessite six heures et n’est pas sans risque : Katharina Laible, épouse et cobaye de Nessler, a eu le cuir chevelu brûlé à plusieurs reprises. Son mari met au point une sorte de lustre surélevé pour tendre en l’air les tubes brûlants et éviter le contact avec la tête. Enfin, en 1909, il dépose le brevet. Exilé aux Etats-Unis pendant la guerre de 14-18, il fait fortune avec sa « permanent wave » (vague permanente) qui devient rapidement la « perm’ ».
Puis en 1938, arrive une autre révolution, créée cette fois-ci par Arnold F. Willat avec la “Cold Wave”, (l’onde à froid) , prémisse de ce qui sera la permanente d’aujourd’hui. En 1940, le 1er brevet pour une formule à base de Thiols est déposée pour la réalisation de la permanente à froid. C’est aussi le début des véritables programmes de recherche dans les laboratoires de cosmétique. Les grandes entreprises de cosmétique lancent leur programme de recherche. En 1945 la permanente à froid Oréol de L’Oréal voit le jour; en 1947, l’entreprise Testanera, aujourd’hui sous le nom de Scvhwarzkopf Professional, emboîte le pas. Dès 1924, Wella avait aussi lancé sa première ondulation à chaud.
Si dans les années 50 la permanente avait une place de choix, la décennie suivante lui sera moins favorable. Le bob, inventé par Vidal Sassoon, aux formes géométriques ultra lisses détrône la boucle. Mais c’est sans compter sur le phénomène musical de l’époque “Hair” qui remet sur le devant de la scène la boucle comme véritable signe distinctif. Puis, elle aura de nouveau une grand traversée du désert jusqu’à la fin des années 80. Pour faire de nouveau un retour timide avec de nouvelles textures de boucles, plus ou moins denses, plus ou moins vaporeuses…
Le Sèche-cheveu
Les premiers prototypes de sèche-cheveux ont été conçus en 1886 dans le but d’équiper les salons de coiffure. L’inventeur de cet appareil, Alexandre-Ferdinand Godefroy, fait un premier essai en combinant un bonnet à un tuyau projetant de l’air chaud, issu d’une cuisinière à gaz, provoquant des effets néfastes sur les clients. L’invention de Godefroy suscite alors un grand nombre de vocations et des Géo Trouvetous de tous les pays mettent au point des engins séchant plus farfelus et inquiétants les uns que les autres. En 1911, un arméno-américain, Gabriel Kazanjian invente le premier séchoir et dépose un brevet, qui subit par la suite, plusieurs modifications, jusqu’en 1920.
Cependant, on commence à voir apparaître dans les années 1920 des séchoirs à main qui incorporent un élément chauffant et un ventilateur. Le premier modèle électrique manuel est inventé en 1926 par un ingénieur de l’entreprise Calor, Léon Thouillet. On l’appelle alors la « douche électrique à air chaud et froid » et quand il arrive sur le marché, son premier usage est surtout paramédical : il sert à chauffer les douleurs et à cautériser les plaies. Il est également utilisé pour chauffer le lit, les chaussures, décongeler la nourriture, réchauffer les enfants, …
C’est à partir de 1920 que le développement et l’évolution du sèche-cheveux s’est concentré principalement sur l’amélioration et la puissance du produit, en testant différents mécanismes de fonctionnement. L’enjeu était également de proposer un produit esthétique, avec un poids convenable pour l’utilisation, mais qui allie aussi la puissance adéquate à son utilisation quotidienne. C’est à partir de ce moment que sortent les premiers sèches-cheveux en plastique, dans l’optique de les rendre plus légers et maniables.
Un ingénieur français de chez Calor, Léo Trouilhet, invente le prototype de sèche-cheveux manuel, en se basant sur le principe de l’effet Joule. Leur premier usage est destiné au domaine paramédical pour chauffer les douleurs des patients et purifier leurs plaies. A cette époque, l’appareil avait aussi d’autres utilisations, comme décongeler la nourriture, chauffer les lits ou encore les chaussures… Depuis, des variantes ont été expérimentées.
L’appareil ne se démocratise pourtant qu’en 1950 grâce à un ingénieur de la marque Moulinex, Jean Mantelet, qui décide de changer la forme de l’appareil et de s’inspirer de la forme des perceuses électriques. Le premier sèche-cheveux de ce type est directement destiné aux professionnels de la coiffure. Cet ingénieur de l’industrie Moulinex, est également celui ayant déposé le brevet du moulin à légumes de la marque en 1932, il passe la main à Roland Darneau, nommé nouveau PDG du groupe, en 1990.
Pour en revenir au sèche-cheveux, l’utilisation de ce dernier n’était pas encore la plus idéale, et ce jusque dans les années 80, où, en accord avec la mode de l’époque, le sèche-cheveux prend enfin toute son importance. C’est en 1999 que la marque Philips sort sa collection “pistolet” faisant référence à James Bond. L’appareil avait alors plusieurs réglages de températures, une touche pour fixer et sculpter les coiffures et des embouts pour concentrer l’air, des technologies comme la Ionique.
A l’aube des années 2000, on observe une réelle évolution du sèche-cheveux, au niveau du design et des différents formats, notamment en raison de forte demande de la part des consommateurs et professionnels. Effectivement, la mode du carré plongeant dans les années 2000, du coiffé-décoiffé, exigent d’avoir des accessoires de haute technologie, à la hauteur du style de cette nouvelle décennie. Ces innovations permettant de satisfaire au mieux les besoins, et augmentent considérablement la qualité des modèles et donc des tarifs.
Aujourd’hui, innover encore davantage est devenu un réel défi puisque de grands fabricants ont dépassé les attentes dans le milieu, plaçant la barre très haute, comme par exemple le Dyson supersonic. Effectivement, créer un sèche-cheveux silencieux mais performant qui dépense très peu d’énergie, était le défi premier à relever en terme d’innovation, qui a été possible avec le placement d’un microprocesseur diffusant la chaleur.
Les premiers salons
Le concept moderne de salon de beauté féminine, voit le jour par l’intermédiaire de Martha Matilda Harper (1857-1950). Avec 360 dollars en poche mais entrepreneuse dans l’âme, elle ouvre son premier salon de coiffure public. Le succès est tel que d’autres femmes commencent à la copier et à ouvrir leur propre salon. Martha Matilda Harper propose alors un contrat de franchise d’écoles de salon de coiffure nommées «Harper’s Method ». Une clause figurait dans leur contrat qui les obligeaient à se fournir en produits de beauté obligatoirement dans son salon. Ce réseau prend très vite de l’ampleur avec à la fin du siècle près de 200 salons ouverts aux Etats-Unis. Elle invente un siège inclinable avec un bassin coupé pour pouvoir se laver les cheveux sans mouiller les vêtements.
À l’époque victorienne, les femmes se lavaient rarement les cheveux car le processus était inconfortable et désagréable. Pour laver la saleté, elles utilisaient généralement une solution d’ammoniaque ou de jus d’oignon, qui dégageait une odeur dégoûtante. Tous les deux étaient en plus dangereux en cas de contact avec les yeux. Normalement, le lavage et le coiffage des cheveux étaient assurés par une servante, qui pouvait laver, peigner et coiffer les cheveux de sa maîtresse. Parfois, un coiffeur venait à la maison.
Et puis Martha Harper a présenté sa lotion miracle (qui était en fait un shampoing bio) et un salon de coiffure où l’on pouvait se faire coiffer en public. Pour motiver ses clientes à venir dans son salon, elle a donné la priorité à leur confort et a baptisé son programme de soins capillaires la “Méthode Harper”. Le petit plus, ce sont les décennies de travail de Martha en tant que femme de chambre qui lui ont appris à faire plaisir à ses clientes.
En quoi consistait cette méthode ? Il s’agissait non seulement de produits de beauté uniques à base d’ingrédients naturels, mais aussi de massages du visage et du cuir chevelu, d’une approche saine des soins capillaires et de la création d’une atmosphère accueillante et propice à la détente. Les salons étaient ouverts également le soir, et les employées pouvaient occuper les enfants si la cliente venait avec eux. En général, on essayait de rendre le passage dans le salon de coiffure aussi pratique et agréable que possible pour la cliente. Martha n’utilisait pas de teintures chimiques et ne faisait pas de permanentes dans ses salons, car elles étaient nocives pour les cheveux, ce qui allait à l’encontre de son concept.
La meilleure publicité pour la “Méthode Harper” était ses propres boucles tombant sur les talons, qui respiraient la beauté et la santé. Le salon de coiffure a attiré un certain nombre de clientes de renom, et l’une d’entre elles, la mondaine et philanthrope Bertha Palmer, a fortement encouragé Martha à ouvrir un salon similaire à Buffalo. La “Méthode Harper” a ensuite conquis Chicago, et la chaîne s’est rapidement élargie à des centaines de salons dans plusieurs pays.
En fait, Martha Harper a inventé la franchise moderne. Les propriétaires de salons fonctionnant selon sa méthode devaient acheter une chaise et un lavabo (qu’elle n’a malheureusement pas breveté), ainsi que tous ses produits de beauté. Comme les nouvelles entrepreneures n’avaient généralement pas assez d’argent pour les dépenses de début, donc Martha leur prêtait la somme nécessaire.
Elle a ainsi aidé beaucoup de femmes à sortir de la pauvreté et à créer leur propre entreprise, puisque les propriétaires et les employées de ses 100 premiers salons étaient d’anciennes servantes. Elle a finalement ouvert un réseau d’écoles de beauté, où elle enseignait aux femmes comment prendre soin de leurs cheveux, ainsi qu’une usine de cosmétiques. À l’apogée de son activité dans les années 1920, la chaîne de Harper comptait 500 salons de coiffure.



