Prestations

Tarifs

Taille de barbe 24 euros
Barbe sculptée 27 euros
Rasage à l’ancienne 30 euros
Rasage du crâne 25 euros
Cover 25 euros
Supplément massage facial 5 min 5 euros
Soin LumiSPA éclat 20 euros
Soin LumiSPA profond 50 euros

Aude

Instagram : fujin_hige

Barbière depuis 2013, elle s’aura modeler votre barbe en fonction de votre visage et de votre implantation. Elle l’a soignera et l’a sublimera pour votre confort par un vrai rituel de barbier. De la serviette chaude à l’huile hydratante, votre barbe saura vous remercier.

Massage du visage inclus dans chacune des prestations, ce qui vous laissera vivre un moment de bien être.

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-Le soin profond complète le précédent avec un anti-exfoliant, un masque au charbon, un anti-ride et un massage facial supplémentaire. Environ 30min

Histoire du Barbier

Origines du poil

Les poils sont indéniablement un héritage de nos ancêtres ! Comme tout mammifère, ces derniers avaient besoin d’une toison pour se tenir au chaud.

Quelques milliers d’années plus tard, cette pilosité est toujours bel et bien présente sur la totalité du corps humain, mais peu visible à l’oeil nu. Parmi nos cinq millions de poils, la majeure partie prend la forme d’un duvet transparent, parfois difficile à distinguer. Sachez par exemple que le front est une des régions du corps les plus denses en poils.

Les zones de pilosité visibles sur notre corps sont constituées de poils plus épais et foncés, dont la pousse est principalement influencée par les hormones.

Les différentes concentrations sur le corps semblent encore aujourd’hui avoir une fonction. Ainsi, les cheveux préservent la tête du froid, les cils et sourcils protègent l’oeil de la sueur et de la poussière, et dans les oreilles et le nez les poils jouent un rôle de filtre contre les impuretés. Sur les autres parties du corps, ils préviennent les échauffements liés au frottement et participent à l’évaporation de la transpiration.

Et la barbe dans tout ça ?

Au même titre que nos aïeux, elle tiendrait le rôle d’isolant pour protéger notre visage. Alors pourquoi est-elle présente chez l’homme et non chez la femme ?

En réalité, les femmes ont autant de poils sur le visage que les hommes, mais ils sont tellement fins et transparents qu’on ne les voit presque pas. C’est la testostérone, présente en très grande quantité chez les hommes, qui favorise la pousse d’un poil plus épais et plus résistant que celui des femmes.

Chez l’homme, c’est durant la puberté que la pousse de la barbe est accélérée par des pics d’hormones. Ces pics entraînent aussi l’apparition de poils sur d’autres zones du corps et la modification de la voix, marquant ainsi le passage vers l’âge adulte.

En général, un premier duvet apparaît au-dessus de la lèvre supérieure vers 15 ans, puis sur les joues et le menton vers 16-17 ans. Pour une barbe complète, avec une pilosité faciale maximum, il faudra attendre d’avoir 20 ans, voire 25 ans. Mais cela peut varier d’un individu à l’autre car la pilosité n’est jamais la même aussi suivant les origines. Plus nous vieillissons, plus la densité de poils apparaît.

Le retour des barbiers

A l’Antiquité:

Remontons le temps, les premières traces de barbiers ont été trouvé en Egypte antique. Oui l’Egypte est le pays précurseur du bien être, de la beauté et des cosmétiques ( retrouvez l’histoire des cosmétique sur la page de Lilau ).

A cette époque, le port de la barbe était réservé aux rois et aux dieux. De manière générale, les hommes se rasaient donc entièrement le visage et le crâne. Au sein du clergé, les prêtres pratiquaient quant à eux le rasage intégral en signe de pureté.

Le Pharaon, mi-homme mi-dieu, était le seul à arborer une barbe mince et finement tressée, qui était en fait un postiche entretenu par son barbier personnel.

La profession de barbier itinérant était fréquente et, selon les écrits, ils arpentaient les rues des villes du matin jusqu’au soir, passant d’une maison à l’autre pour raser les messieurs.

Ce savoir-faire égyptien s’est transmis au fil des siècles, les barbiers du Caire étant réputés pour raser les visages avec un aplomb et une dextérité qui leur est propre.

On retrouve peu de temps après, en Grèce, des salons réservés à la gente masculine, où les barbiers prenaient soin des barbes et des longs cheveux ondulés, très en vogue à cette époque. En plus du brossage et de la coupe, on appliquait sur les cheveux et les barbes des lotions, pommades et cires d’abeille, pour les coiffer, les parfumer et les faire briller.

La profession du barbier remporte rapidement beaucoup de succès, les boutiques devenant peu à peu des lieux de rencontre de la haute société grecque pour parler philosophie et politique.

Il fallut attendre l’avènement de l’Empire romain pour que ce noble métier soit importé des colonies grecques vers l’Europe occidentale. La mode à Rome étant revenue au visage gladre, les « tonsors », comme ils étaient appelés, se consacraient d’avantage au rasage. Pour ce faire, ils se servaient d’une « novacula », un instrument en bronze à lame courbe, aigusé à la pierre, et d’un simple bol d’eau.

Du Moyen Age au XXe siècle :

Il faut ensuite attendre le Moyen Age pour voir une mutation s’opérer dans la profession. Au début de XIIIe siècle, l’Eglise publia un décret condamnant les actes chirurgicaux, les plaçant ainsi au rang de péché de sacrilège. Or, à l’époque, les médecins sont pour la plupart membres du clergé; ils sont donc contraints d’arrêter les interventions.

Les barbiers, maîtrisant avec dextérité les lames, se mirent alors peu à peu à pratiquer de petites interventions et des extractions dentaires qui étaient, malgré cette condamnation, indispensables. Plus tard, ils furent décriés par les chirurgiens, réunis en une corporation et séparés de façon distincte des barbiers. Ceux-ci se regroupèrent alors en confrérie et établirent une charte qui fut ratifiée par le roi Charles V. Celle-ci leur accordait un statut officiel et des garanties pour exercer leur métier de barbier-chirurgien en toute quiétude. S’en suivirent plusieurs siècles de batailles sur les prérogatives des barbiers, alimentées par les médecins et chirurgiens. Elle donnera lieu à de multiples édits et ordonnances qui réduisirent peu à peu le champ d’intervention des barbiers.

Il faut attendre la moitié du XVIII e siècle pour que les rois de France et d’Angleterre prennent la décision de séparer définitivement les métiers de chirurgiens et de barbiers, ne laissant à ces derniers que les seules activités de soin capillaire. Voués au déclin, les barbiers connaissent pourtant un nouvel élan grâce à la mode de la perruque. Ces barbiers-perruquiers se voient confier, en plus de la fabrication et de l’installation des perruques, leur entretien quotidien. Portées aussi bien par les femmes que par les hommes jusqu’à la Révolution, elles assurent à ce métier de belles années et une certaine reconnaissance.

En signe de rejet de l’Ancien régime, les perruques disparaissent progressivement et les barbiers se recentrent sur les soins capillaire. Se développe alors, au XIXe siècle, le métier de coiffeur, dont les salons que nous connaissons aujourd’hui sont les héritiers.

Dans les années 1970, la mode étant aux cheveux longs chez les hommes, les salons de coiffure mixte se multiplient laissant peu de place aux véritables barbiers. L’enseignement du rasage et l’entretien de la barbe disparaît des programmes de formation des apprentis coiffeurs.

La barbe de nos jours

Au début des années 2000, on ne compte en France que quelques barbiers. Peu à peu, des coiffeurs passionnés par ce métier traditionnel se lancent dans l’aventure et les formations de barbier réapparaissent.

De nos jours, les hommes prêtent davantage attention à leur look et prennent également conscience que la barbe peut devenir un véritable atout pour les mettre en valeur. Ce retour en force de la barbe, dans les années 2010 (barbe de 3 jours, puis barbe pleine et plus récemment la moustache), a donné un coup d’accélérateur à ce métier et de nombreux barbershops ont ouvert dans l’hexagone. A tel point qu’aujourd’hui, le barbier expérimenté est devenu une ressource rare, qui pourrait bien se revendre à prix d’or dans quelques années.

En parallèle, des salons d’esthétique se sont lancés sur le créneau masculin, sans toutefois véritablement percer. En effet, les centres de soins et autres spas conservent auprès des hommes une image très féminine. Alors quoi de mieux qu’un endroit où on s’occupe des barbes, attribut viril par excellence, pour prendre soin de soi?

Le poteau de barbier

(Pole Barber)

Le Barber Pole, littéralement en anglais « bâton ou poteau de barbier », est au barbier ce que la carotte est au bureau de tabac, ou la croix verte à la pharmacie. C’est une enseigne souvent verticale, bleu-blanc-rouge en spirale, parfois juste blanche et rouge, que les salons arborent en façade.

L’enseigne de barbier reflète l’héritage de ce métier. Ce poteau est inspiré par une canne de couleur bleue que les patients devaient tenir perpendiculairement au sol pour maintenir leur bras bien tendu et ressortir leurs veines lors des saignées.

La couleur rouge et la spirale évoquent quant à elles les bandages imbibés de sang suspendus à l’extérieur des échoppes, pour sécher ou tout simplement pour attirer l’attention des clients.

En Europe, la bande bleue étaient peu à peu destinée à différencier les coiffeurs des médecins, à mesure que les deux professions commençaient à s’éloigner.

Au XIVe siècle, c’était le plat à barbe (plat ovale échancré d’un coté pour le placer sous le menton des clients) ou le bassin jaune, utilisé pour les saignées, qui étaient suspendus en guise d’enseigne.

Aujourd’hui, c’est la « barber’s pole » qui est devenue le symbole universel des barbiers, vous la retrouverez partout dans le monde.

Histoire du « coupe-choux »

Si certaines sources mentionnent que le coupe-choux à lame d’acier aurait fait son apparition au Royaume-Uni – à Sheffield, plus précisément – en 1680, les modèles à lame pliante apparaissant à partir de 1814.

Un rasoir droit est un rasoir à lame fixe parfois interchangeable (selon les modèles), qui se replie dans la châsse (le manche) ; il est aussi appelé sabre, rasoir ouvert et, plus familièrement, « coupe-choux ». À l’origine, le mot désignait un sabre court utilisé autrefois dans l’infanterie.

Une coutume ancienne consistait à utiliser un sabre différent par jour de la semaine afin de laisser les autres reposer après l’affûtage. Les sept sabres, présentés dans un luxueux coffret appelé semainier, étaient la version très haut de gamme de l’instrument de rasage. Un autre accessoire complémentaire traditionnel est l’étui en cuir, notamment pour le voyage.

L’art de se raser soi-même s’appelle la « pogonotomie ». Si cette possibilité est vue comme une évidence de nos jours, il était cependant normal, jusqu’au milieu du XXe siècle, de se faire raser par un barbier ou, pour les plus riches, par ses domestiques.

Look et style de barbe

Une barbe doit coller à votre identité. Bien entendu elle pourra apporter un petit plus dans la construction de votre propre style mais elle doit avant tout vous correspondre, tout en étant en phase avec votre environnement.

Il doit y avoir un contraste entre votre barbe et votre coupe de cheveux. Si vous avez une barbe et une coupe prononcées, ni vos cheveux, ni votre barbe ne ressortiront.

De fait, si vous avez une coupe imposante et très travaillée, privilégiez une barbe plutôt discrète et, au contraire, si vous avez une coupe de cheveux classique, vous pourrez davantage jouer avec le style de votre barbe qui sera alors au centre de toutes les attentions, faisant d’elle un véritable accessoire de beauté.

Une barbe de 3 jours rencontre beaucoup de succès mais doit être entretenue régulièrement pour ne pas donner un effet négligé.

Une barbe courte intégrale convient à un grand nombre d’hommes. Elle permet d’obtenir un résultat bien uniforme qui peut convenir à ceux dont l’implantation est peu dense.

Une barbe longue demande des mois de pousse. Elle peut prendre plusieurs formes, se façonnant à vos envies.

– La naturelle, elle est ovale et suit la forme de votre visage.

– La ducktail plus en pointe longue.

– La fourche avec une double pointe.

– La garibaldi , arrondie et gardant du volume au niveau des maxillaires.

D’autres formes plus dessinées s’appellent les barbes goatées. On y retrouve des formes tel que :

– Le collier qui dessine le bouc et le flan du visage sur 1 cm de la machoîre, généralement avec un angle carré à chaque extrémités.

– La barbiche qui se travaille uniquement sur le menton, avec ou sans la mouche.

– La mouche, partie centrale sous la lèvre inférieure.

– Le bouc qui prend en compte la mouche, la barbiche, la moustache  et la jointure entre les deux.

– La Van Dyck qui comprend la barbiche rectiligne avec la mouche et une moustache en bacchantes.

– Les favoris, longues pattes qui se prolongent sur la barbe. Peut être seules ou accompagnées d’un bouc ou d’une moustache.

– La captain Jack, une moustache et deux tresses formées sur la barbiche.

– L’ancre, bouc ouvert composé d’une moustache et d’une barbiche taillée en pointe dans l’allongement de la mouche.

– La combinaison est une barbe dessinée qui reprend les favoris, une moustache et la mouche. Il n’y a pas de barbiche et de jointure de bouc.

Texte source écrit par Jean Artignan